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["POUR NE PAS EN ARRIVER LA...JE ME PLIE..."]

«TE LÂCHER ENTIÈREMENT POUR REPARTIR... »





J'avoue qu'il m'arrive encore parfois de me promener dans les souvenirs de notre passé et d'y rencontrer en chemin les images sublimes et étourdissantes que nous avons laissées derrière nous, dans ces moments, je peux presque retrouver la sensation de chaleur immense et d'engourdissement qui m'envahissait, les rares fois où tu m'as serré contre toi. Je peux presque ressentir les battements endiablés que mon c½ur engendrait lorsque je me trouvais en ta simple présence, ou bien encore l'intensité de ton regard lorsqu'il se fondait dans le mien.
Combien de fois nos c½urs se sont-ils frôlés, dans la quiétude d'un univers que nous nous étions créé à deux? Et Combien de fois le destin nous aura t'il écarté l'un de l'autre, telles deux étoiles soumises aux lois de la gravitation...
Des hématomes qui ne guérissent plus. Des coups durs, en permanence. Un c½ur qui essaye de contenir sa peine, bien qu'elle déborde de toute part. Je suis fatiguée, si fatiguée. Tends ta main, par pitié. Laisses-moi l'attraper, encore une fois, rien qu'une fois. Laisses-moi rêver que c'est toi et moi, que la route est longue et bien définie, qu'elle s'offre à nous pour la toute dernière fois. Et je lutte. Je lutte toujours avec ce même acharnement. Ta voix s'est incrustée dans chaque recoin de ma personne.
J'ai tellement souffert pour toi, joli c½ur. Beaucoup trop. Je te supplie, tu m'entends. Je te supplie de m'accorder une dernière valse. Ou peut-être est-ce simplement l'écho de mon propre chagrin qui me donne cette illusion inespérée. Je vais craquer, je le sens. Il y a mes lettres enflammées que je brûle d'envie de relire. Mais à quoi bon? Je les connais sur le bout des doigts, pour les avoir lues déjà une bonne centaine de fois. Il n'y a rien là dedans. Rien, mis à part de vaines paroles, un tas d'immondices et de faussetés, auxquelles un jour, j'ai cru.
Sincèrement, j'y ai cru.
Certaines choses resteront gravées en nous à jamais. Peut importe l'énergie que l'on déploie pour les oublier...
Je ne l'oublierai jamais entièrement. Il est partit en me laissant des souvenirs qui me transpercent le c½ur, une cicatrice qui s'agrandit au fil du temps. J'ai à la voix qui se serre quand je reparle de lui, un goût amer de nostalgie, qui me revient souvent la nuit. Il restera là, à jamais dans ma mémoire. La douleur qu'il a laissée en partant ne s'effacera jamais. Désormais je le sais, je ne serai plus capable d'aimer. Jamais...
J'ai cru l'apercevoir au détour d'une rue. (Si si c'était bien lui...). J'ai sentit mon c½ur se soulever et ses battements s'accélérer. Mon imagination me jouait-elle des tours, non, c'était pourtant si évident. Un homme grand, marchant lentement, au regard noir et nostalgique, un brin d'hésitation dans sa démarche, comme si il ne savait où aller. M'avait-il vu au loin, avait il lui aussi sentit son c½ur s'arrêter quelques seconde. , il a ralentit ses pas, regardant dans ma direction... Je ne sais combien de temps nous sommes restés là, à chercher nos c½urs déjà enfuis depuis longtemps. C'était comme si nous étions seuls au monde, lui et moi et ces quelques mètres qui nous séparaient... Malgré mon envie de détruire cette seule barrière pour aller m'effondrer dans ses bras, j'ai pris mon courage à deux mains. Et plus mes pas s'accéléraient, plus je sentais mon c½ur se briser. Je sentis quelque chose exploser dans mon c½ur, comme si j'avais abandonné la seule chose qui me faisait respirer. Mon c½ur était déjà détruit avant ce jour là, quelle douleur aurait pu encore me descendre... Aujourd'hui j'ai laissé ma vie, au coin d'une rue je l'ai abandonné. Aujourd'hui, c'est moi qui suis partit. Cette fois, c'étais à mon tour de le laisser...
Je t'attendrais, comme je l'ai toujours fait...
Est-ce que nos souvenirs sont réellement partis au vent.
Est-ce que tous nos regards et nos sourires ne veulent
Aujourd'hui plus rien dire. As tu déjà oublié le temps où
Nos c½urs étaient accrochés, le temps où ta main venait
Frôler la mienne. Est-ce que parfois tu penses encore à moi,
Est-ce que tu sens ton c½ur se resserré quand il t'arrive de
Repenser à nous ? Moi je n'ai rien oublié, j'entends encore ta
Voix qui résonne en moi quand la mélancolie vient hanter mes nuits.
Je n'oublie rien du temps où tu as fait entrer le bonheur
Dans ma vie, mais la blessure que tu as laissée en partant
Restera ouverte à jamais. Mais malgré cette douleur que tu
Laisses grandir en moi, si un jour la nostalgie s'empare de
Ton c½ur, si l'envie te prends de rattaché nos c½urs pour
Crée de nouveaux souvenirs, si un jour tu t'aperçois que tu
As besoin de moi, retrouve-moi... Je serais là, je t'attendrais...
Courir après le passé, c'est être seul. Être seul, c'est souffrir...
Ce qu'il me reste de toi, une image un peu flou d'un homme qui s'en va. Les souvenirs de mes sanglots qui se mélangent à la douceur de ton sourire. La douleur d'un c½ur qui se détruit quand ton visage revient hanté mes nuits. Et ton rire qui se fige dans ma mémoire, désormais c'est la souffrance qui remplace mes espoirs. J'ai la voix qui se serre quand je reparle de toi, voilà ce que tu as laissé, des souvenirs échoués au bord d'un c½ur qui se noie... Mon c½ur tremble et mes larmes inondent mes joues, je ferme les yeux ... Je combats ton absence en rattrapant le passé, m'enfermant misérablement dans mon espoir. Ils me disent que je suis folle de t'attendre encore, mais qui peut vraiment comprendre la douleur, après tout nous avons tous notre propre histoire...


Oui, j'aime.
D'un amour impossible.
J'en rêve, j'en frissonne mais, cet amour n'aboutira jamais car il ne peut commencer.
Je rêve toutes les nuits de ce visage que je rencontrais si souvent. Je m'imagine dans ses bras, en sécurité.
Mais, mon instinct me dit que ce n'est pas réciproque, et je suis sûre d'avoir raison, mais je n'arrive pas à me détacher de lui. Chaque regard, chaque parole, chaque battement de mon c½ur lui sont adressés. Mais lui en aime t- il une autre ?

# Posté le samedi 29 novembre 2008 15:15

Modifié le dimanche 28 juin 2009 10:43

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